Affaire syrienne : un groupe versait des pots-de-vin à l'État islamique
Un groupe international aurait versé des pots-de-vin à l'organisation État islamique pour maintenir ses opérations commerciales en Syrie pendant la période du conflit.
Cette affaire met au jour les compromissions éthiques et légales de certaines entreprises face aux groupes terroristes désignés, pour préserver leurs intérêts économiques.
Les enquêtes judiciaires en cours pourraient déboucher sur des poursuites pénales et des condamnations exemplaires contre les dirigeants impliqués.
Le groupe Lafarge et huit anciens dirigeants ont été condamnés pour avoir versé des millions d'euros à l'organisation terroriste État islamique en Syrie entre 2013 et 2014.
Le tribunal statue sur le procès du cimentier Lafarge, accusé d'avoir versé plusieurs millions d'euros à des groupes armés actifs en Syrie pendant le conflit.
La justice française a reconnu lundi le groupe cimentier Lafarge coupable de financement de terrorisme en Syrie, statuant sur une affaire mettant en lumière des pratiques commerciales dans un contexte de conflit armé.